100 nouvelles idées de business pour s’enrichir (1ère partie)

Publié le par lereyseau

Monter sa boîte et faire fortune : bien des Français y croient. Non sans raison. Tour d’horizon des créneaux les plus porteurs.

Un bon job, le salaire et les avantages qui allaient avec… Christophe Pied aurait pu rester longtemps dans son fauteuil de cadre sup chez Conforama. Pourtant, depuis un an, il a lancé Carré de bœuf, un site Web qui cartonne en vendant de la viande ! «J’en avais envie, tout simplement», explique-t-il. Cette faim d’entreprendre, il n’est pas le seul à l’avoir. En 2010, on a enregistré un record de 622.000 créations de boîtes (autoentreprises incluses). Derrière, souvent, d’anciens salariés qui ont osé se jeter à l’eau.

Si cela vous tente, ce dossier est pour vous. Vous y découvrirez d’abord des idées sur les marchés porteurs, comme le business vert, boosté par les nouvelles normes environnementales, les services aux seniors, vieillissement de la population oblige, ou encore la restauration, la santé et les loisirs. De nombreux créateurs y témoignent aussi de la façon dont ils ont surmonté les difficultés. Car il y en aura, bien sûr. Mais, en suivant leurs conseils, vous éviterez de manger trop longtemps de la vache enragée…

 

Restauration - alimentation : un énorme potentiel dans les nouvelles formes de fast-food et dans la vente en ligne

 

Au pays de la gastronomie, ouvrir un restaurant ou lancer un produit alimentaire est un rêve que de plus en plus de jeunes diplômés et de cadres déjà expérimentés osent réaliser. La plupart n’ont pourtant jamais mis les pieds derrière des fourneaux. Peu importe. Le secret pour réussir repose aujourd’hui davantage sur de bonnes compétences marketing et financières que sur le tour de main.

 

Rebondir sur la folie des restos ethniques pour vendre du plus haut de gamme

Nostalgique des kebabs dégustés en Méditerranée lors de son service sur la «Jeanne d’Arc» en 2004, Damien Schmitz n’apprécia guère, à son retour, la version parisienne de ces fameux sandwichs orientaux. Devenu consultant, ce diplômé de Centrale Lyon et d’HEC s’est alors enquis du ¬potentiel dans la presse professionnelle, mais aussi en interrogeant les fabricants de machines à kebabs lors des salons spécialisés. Résultat de son enquête : «Un marché d’au moins 1 milliard d’euros, tenu par 10.000 petits restos écoulant 250 millions d’unités par an, mais aucun réseau.» De quoi donner des idées.

Quittant son employeur en 2008, Damien Schmitz a peaufiné son projet deux ans, pendant lesquels il sera même commis dans un restaurant, pour aller à Rungis, et serveur dans un kebab pour s’initier au métier. «D’ordinaire, la viande arrive congelée, moi je l’achète fraîche, et le pain et les marinades sont faits maison», explique le jeune homme, qui a aussi payé un chef pour concocter des recettes. Au total, 400.000 euros auront été nécessaires pour ouvrir son premier restaurant Our, au Forum des Halles à Paris. Vu le succès, un deuxième est déjà prévu à Saint-Lazare.

Notre conseil  : d’autres marchés sont aussi atomisés. En faisant de la qualité, il y a des places à prendre dans la cuisine chinoise, thaïe ou mexicaine.

 

Ramener de l’étranger une idée inédite de magasins d’accessoires

Williams Sonoma, vous connaissez ? Wilfrid André, lui, n’en avait jamais entendu parler jusqu’à un voyage d’affaires à Boston en 1999, où, amateur de bonne cuisine, il découvre cette chaîne haut de gamme d’arts de la table. Rien de comparable chez nous, hormis les rayons compassés des grands magasins parisiens. Du coup, ce cadre marketing de Décathlon décide de se lancer. Mais pas question de faire un copier-coller.

Wilfrid va prendre son temps pour interroger notamment les clients d’un cuisiniste (son père, ça aide !) sur leurs besoins et tester son offre de beaux ustensiles, plats, livres et épicerie fine. Au total deux ans de travail et 700.000 euros apportés par lui, son entourage et deux fonds locaux. L’argent a été bien placé : depuis 2003, Alice Délice, c’est le nom de l’enseigne, a ouvert 14 magasins attrayants, dont 10 en propre. En 2010, le chiffre d’affaires a atteint 16 millions d’euros. Et un fonds a déjà proposé à son créateur plus de 5 millions d’euros pour le racheter !

Notre conseil : vu le succès des émissions de cuisine à la télé, ce créneau reste porteur aussi bien en boutique que sur le Web, si vous offrez des produits design, le tout dans une ambiance cosy et conviviale.

 

Distribuer des produits ultrafrais en pariant sur la vente en ligne

Il y a des statistiques à vous décourager d’entreprendre sur Internet. Celles des dépenses alimentaires, par exemple : selon le Crédoc, les ventes en ligne n’en représentent que 1%. Christophe Pied, lui, a préféré y voir un potentiel inexploité. En 2009, ce directeur du SAV chez Conforama qui souhaitait se mettre à son compte propose donc à un ami, Laurent Delaunay, patron d’un atelier de découpe de volailles à Chartres, de vendre de la viande aux internautes. Sans étude de marché ! «Dépenser 30.000 euros pour apprendre que les gens ont besoin d’être rassurés, merci bien», plaisante ce Supélec de 45 ans.

D’où un business plan rigoureux, son associé s’occupant de sélectionner les meilleurs fournisseurs et lui de discuter avec des fabricants de boîtes réfrigérées, des livreurs qualifiés (Colizen à Paris, UPS en région) et les prestataires pour créer le site et la marque. Plus de 300 000 euros seront mis sur la table, dont 140.000 de leur poche, pour lancer le site Carré de bœuf début 2010. Les premières commandes ont été assurées par les amis, puis le bouche-à-oreille a fait le reste, bien aidé par l’achat de mots-clés sur Google et un blog sur l’art de vivre, relié au site et tenu par l’épouse de Christophe Pied. Séduits, deux fonds viennent d’investir 750.000 euros.

Notre conseil : viande, fromages, primeurs… Quel que soit le produit choisi, associez-vous, comme Christophe Pied, avec un pro du secteur pour crédibiliser votre projet. Les fédérations professionnelles peuvent vous aider à trouver.

 

Mettre la restauration rapide à la sauce écologique et diététique

Trente minutes en moyenne pour déjeuner en 2010 contre 1h45 il y a trente ans, selon le cabinet Gira Conseil. Pas étonnant que la restauration rapide représente désormais 40% du chiffre d’affaires de la consommation hors domicile (31 milliards d’euros). Une aubaine pour les ambitieux, si l’on sait renouveler le genre, comme l’a fait Joseph Paris. Alors que sa sœur tenait depuis 2001 une sandwicherie traditionnelle à Hyères, ce responsable logistique qui travaillait chez Hewlett-Packard a décidé de lancer une franchise de fast-foods «verts».

Pas commode quand on n’est pas du métier : recherche des producteurs bio (au début, un marché de quartier à Grenoble, où il habite), des fabricants de mobilier recyclable dans les salons (il s’est aperçu que le bois écocertifié moyen de gamme est moins cher que le chêne massif, ou que deux couches de peinture sans solvant au lieu de trois habituellement suffisaient)… Grâce à ces astuces, ses coûts ne sont que de 10% supérieurs à ceux d’un fast-food classique. Six ans après l’ouverture du premier Planétalis, la réussite est là, avec 34 magasins (dont 31 franchises), 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et 10% de marge nette.

Notre conseil : traçabilité des produits, gestion des déchets, labels… Si vous jouez le développement durable, faites-le à fond pour bâtir votre image de marque.

 

Tirer parti de la mode naissante des cuisines du terroir en version fast-food

Casser la routine hamburger-sandwich en proposant une restauration rapide de terroir, c’est «faire du fast-good», selon le mot d’Alice Darmon au cabinet Eurostaf. C’est surtout très tendance : enseignes Rutabaga (légumes), Roule galette (crêpes), Fishkiss (poisson vapeur), les nouveaux concepts se multiplient. Prenez celui de Vincent Viaud. En janvier dernier, cet ingénieur en génie industriel de 25 ans a ouvert, avec son amie, Héloïse Chalvignac, Pur et Cætera, un bar de purées et de compotes à Strasbourg.

«L’idée m’est venue en allant à Berlin, où les bars à saucisses pullulent, raconte le jeune homme. On s’est juste dit que la “Wurst” ne serait pas appréciée en France.» D’où la purée. Les créateurs ont joué la débrouille : une rupture conventionnelle pour bénéficier des Assédic, un sondage gratuit via Facebook, un voisin de parents d’amis pour concevoir l’agencement, les associations de commerce équitable pour trouver de bons petits fournisseurs. Avec 200.000 euros de budget, dont 100.000 de prêts cautionnés par Oséo, l’opération semble bien partie : «On songe déjà à en ouvrir un second à Strasbourg.»

Notre conseil : pour faire parler de soi, soumettre son projet à la Sandwich & Snack Show ¬ Academy, un jury de pros du secteur qui élit trois concepts par an.

 

Exploiter l’immense potentiel des pizzerias en franchise

«Ma che follia !» Avec 1,2 milliard de pizzas con-sommées l’an dernier et 21.000 établissements, selon Gira Conseil, on pourrait penser que le bon vieux marché de la «regina» et de la «calzone» est totalement saturé. Pas du tout. La preuve, de grandes enseignes comme Del Arte (groupe Le Duff) ont même décidé dernièrement d’accélérer leur développement. Une aubaine pour des cadres qui souhaiteraient se lancer sans prendre (trop) de risques puisqu’il s’agit de franchise.

Exemple avec Fabrice Garrault, à Nantes. «Parti avec 200.000 euros d’apport personnel en 2003, j’ai déjà ouvert quatre restaurants, raconte cet ancien directeur d’agence de communication de 45 ans. En 2011, ils vont dégager 5 millions d’euros de chiffre d’affaires et 15% de rentabilité nette.» Avis aux intéressés : Del Arte prévoit une quarantaine d’ouvertures d’ici fin 2012. Inutile de savoir cuire des pâtes. L’enseigne recherche des managers expérimentés et va ensuite les former contre un droit d’entrée de 46.000 euros HT et 7% de redevance annuelle, pub comprise.

Notre conseil : attention, les chiffres d’activité fournis par les franchiseurs sont parfois optimistes. Avant de signer, étudiez sur Societe.com les comptes d’établissements comparables à votre futur site.

 

Adapter chez nous les bars à jus de fruits qui font fureur chez les Anglo-Saxons

Des blenders ou des presse- oranges en panne au bout de deux mois. En matière d’équipement de bar à jus de fruits, Fabrice Folliot en connaît un rayon. Pourtant, en 2006, il était encore commercial en Irlande pour le géant des engrais Roullier. «J’allais souvent là-bas chez Zumo, une enseigne spécialisée dans les smoothies», explique ce triathlète amateur. Aussi, quand son frère Franck, commercial à Nantes, a parlé de créer une boîte, il lui a proposé ce concept peu connu en France à l’époque.

«On est allés au culot voir les patrons des premiers bars de ce genre à Paris. Et ils nous ont reçus !» Leurs conseils ? Ajouter de la restauration diététique (salades, «wraps»), ouvrir en centre-ville ou faire des kiosques dans les allées des centres commerciaux. La leçon a été bien retenue. Aujourd’hui, Feel Juice compte 11 points de vente, dont 9 franchisés, réalisant chacun en moyenne 250.000 euros de chiffre d’affaires.

Notre conseil : comme Feel Juice, n’hésitez pas à ¬soumettre votre concept au concours des Espoirs de la franchise, qui récompense chaque année cinq projets prometteurs : www.observatoiredelafranchise.fr.

 

Article du magazine Management

Publié dans Idées

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Raph 09/08/2016 17:28

Bonjour, j'ai beaucoup entendu parler des laveries automatiques, comme quoi c'était un investissement raisonnable et rentable... j'ai donc fait ma petite étude et j'envisage sérieusement d'investir dans une laverie automatique. Après avoir longuement comparé les différentes offres de franchises, j'ai trouvé que l'offre de Speed Queen Investor était la plus intéressante. C'est un leader aux Etats Unis dans l’industrie des laveries automatiques et des services de blanchisserie. Bref, c'est vraiment tentant mais j'aimerais avoir des avis : avez-vous déjà entendu parler de la marque Speed Queen ? Quelqu'un a-t-il déjà ouvert une laverie avec eux ? Voilà leur site : http://speedqueeninvestor.com/fr/
Merci par avance pour vos conseils et retours d'expérience. Cordialement