100 nouvelles idées de business pour s'enrichir (2e partie)

Publié le par lereyseau

Santé - beauté : un bel avenir pour tout ce qui touche au bien-être

Surprise. On savait les Français champions d’Europe de la consommation d’antidépresseurs, mais ils le sont aussi pour les produits de beauté et de soin. Une autre façon de lutter contre le stress de la vie quotidienne, d’autant que les tendances du moment sont au naturel, à la relaxation et au cocooning. Même si, journées chargées obligent, les services «express» ont eux aussi le vent en poupe.

Surfer sur la vague des produits cosmétiques biologiques

Une affaires de spécialistes, les cosmétiques ? Isabelle Carron, 48 ans, et Arnaud Pigounides, 35 ans, prouvent le contraire : au départ, ils sont patrons d’une agence de communication – et le sont restés. Leur stratégie mérite d’autant plus d’être étudiée. Pour lancer Absolution, ils ont misé sur le bio (label Ecocert, emballages recyclables) et l’originalité avec une gamme de produits unisexes et compatibles entre eux (c’est loin d’être toujours le cas).

Pas experts, mais bûcheurs, ils ont bossé un an et investi 300.000 euros : mise au point des recettes à base de plantes par une botaniste, sélection d’un fabricant à Aix-en-Provence (merci Google), d’un fournisseur de tubes et de pots au salon LuxePack… Le démarrage, en septembre 2009, s’est fait dans des magasins spécialisés, Sephora, Marionnaud et les autres grandes enseignes étant inaccessibles au départ. Après une levée de fonds de 200.000 euros, ils cherchent 1 million pour se développer.

Notre conseil : comme l’ont fait les créateurs d’Absolution pour être connus des professionnels, il sera malin de louer un petit stand (5.000 euros) au très réputé salon annuel de la cosmétique, Beyond Beauty, à Paris.

Etre parmi les premiers à développer les soins esthétiques express

Parti quelques mois sur le campus de l’Essec à Singapour, Hugues de Braucourt avait découvert dans le métro local les salons QB House, qui proposent aux passants pressés une coupe de cheveux en dix minutes pour 5 euros, sans rendez-vous. Revenu en France en juin 2009, le jeune homme, toujours étudiant, décide de s’inspirer du concept. Pour le valider, il va sonder des coiffeurs à Paris, lancer des questionnaires sur des forums Internet (comme celui d’Aufeminin.com), mais aussi interroger famille, amis, élèves de son école…

Conforté dans son idée et rejoint par sa sœur, Diane Frachon, Hugues démarche alors les bailleurs commerciaux pour obtenir un local pas trop cher. Unibail lui propose 30 mètres carrés dans son centre commercial de la Part-Dieu, à Lyon. Après avoir réuni 100.000 euros auprès des banques grâce à l’appui du Réseau Entreprendre et de Paris Initiative, il ouvre son premier salon de coiffure et de soins express pas chers, BeNow, en décembre 2010. Six mois plus tard, le point mort est atteint.

Notre conseil : dans le service express, la clé est de s’installer dans des lieux à fort passage (gare, métro…). Un autre créateur, Nicolas Langer, installe ainsi ses bulles de coiffure Beauty Bubble dans les aéroports et les hypermarchés.

Ramener d’Asie des centres de relaxation et de détente bon marché

Quand l’ancien cocréateur de Monceau Fleurs lance un nouveau business, cela mérite attention. En 2007, Pascal Royer découvre en Espagne Henartural, des instituts de soins où ce sont… les lits qui massent le corps. Il contacte les fournisseurs, tous sud-coréens, et découvre l’ampleur du marché de la relaxation automatisée – plus abordable que les soins manuels – en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis. Après les fleurs low-cost, pourquoi pas les massages à petits prix ?

Plusieurs voyages en Asie plus tard, à la découverte d’autres machines étonnantes (massage de la voûte plantaire, bains de pieds ionisants), cet ancien de Dauphine ouvre en décembre 2008 un premier institut TheraCh’i à Paris (300.000 euros investis). «Vu le succès, j’ai décliné le concept en franchise», explique-t-il. Avec sept boutiques, le réseau atteint aujourd’hui 1 million d’euros de chiffre d’affaires.

Notre conseil : précurseur, TheraCh’i est encore seul sur ce marché très en vogue, mais s’attend à l’arrivée de concurrents. A noter que l’espagnol Henartural, dont il s’est inspiré, n’est pas présent en France mais pourrait -bientôt y débarquer.

Se faire une place, grâce à la franchise, sur le marché des magasins diététiques

Un milliard d’euros ! Le marché français de la perte de poids pèse lourd. Pas facile toutefois de créer un concept pour se distinguer d’une concurrence exacerbée sur ce secteur, qui comprend aussi bien les compléments alimentaires que les soins amincissants, les livres ou le coaching… Du coup, il peut être malin d’intégrer une franchise en pleine expansion, comme Naturhouse.

Présent depuis 2005 en France, ce fabricant de compléments alimentaires espagnol, qui écoule ses produits de façon originale, multiplie les ouvertures : «90 cette année», se réjouit Olivier Roques, ancien patron d’une société high-tech, qui a déboursé 200.000 euros pour obtenir la masterfranchise (l’exclusivité) du marché français. Certes, on ne fera pas fortune avec une seule boutique. Mais, vu l’expansion de la chaîne, il est rapidement possible d’en ouvrir plusieurs. «Notre plus gros franchisé possède sept magasins et réalise 2 millions d’euros de chiffre d’affaires.»

Notre conseil : une diététicienne pour les conseils et des compléments alimentaires vendus dans la foulée. Le principe de Naturhouse est assez simple à imiter. Et il y a de la place sur le marché…

Utiliser Internet pour vendre des conseils en développement personnel

Le créneau du bien-être ne se résume pas aux produits et aux services pour le corps. Il y a aussi de juteuses affaires à réaliser pour qui voudrait s’occuper du mental. Voyez Jean-Pierre Camard, 61 ans, et France Hétier, 51 ans. Il y a deux ans, ce couple a lancé le site Jeconsulteunpsy.com. Ni l’un ni l’autre ne sont du sérail, lui étant ingénieur informatique et elle, kinésithérapeute. «Mais nous sommes passionnés de psychologie et nous avons suivi une thérapie avant de dupliquer ce concept très en vogue en Angleterre», confient-ils.

Le principe ? Des psychologues (démarchés au départ dans l’an¬nuaire des anciens de l’EPP, une école réputée dans la profession), auxquels le site rétrocède des honoraires, sont disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Avant de les contacter par téléphone, il suffit de vérifier leur disponibilité sur le site. Le prix de la consultation ? 1 euro la minute. Pour faire bâtir la plate-forme informatique, un budget de 130.000 euros a été nécessaire. Un investissement utile : cette année, le chiffre d’affaires devrait atteindre 800.000 euros. Et Vivendi, qui possède un site similaire, a déjà proposé de les racheter.

Notre conseil : alors que les métiers de la santé sont réglementés, fournir un service réunissant des professionnels de ce secteur ne nécessite aucune autorisation préalable. L’avenir ? Des sites d’avis médical dans toutes les spécialités. D’ailleurs, Jean-Pierre Camard et France Hétier viennent tout juste d’en lancer un…

Article du magazine Management 

Publié dans Idées

Commenter cet article