100 nouvelles idées de business pour s’enrichir (6e et dernière partie)

Publié le par lereyseau

High-tech : une multitude de nouveaux services à vendre grâce à la révolution des réseaux sociaux et de l’Internet mobile

La ruée vers l’or a enrichi les fabricants de pelles et de pioches. Dans le business Internet, c’est pareil : à l’heure où les entreprises repensent leur stratégie Web pour se mettre aux réseaux sociaux et aux applications sur mobile, les prestataires capables de les aider passent à la caisse…

Adapter aux sites d’e-commerce les dernières innovations de l’Internet

Toutes les trente minutes, un site de vente en ligne se crée en France ! Avec chacun la même obsession : attirer du monde et transformer un maximum de visiteurs en clients payants. Ciblage comportemental, géolocalisation, agents virtuels, images 3D… «Avec les nouvelles technologies, les possibilités du marketing sur Internet sont exceptionnelles», souligne François Bieber, P-DG de NetAffiliation. A condition de bien intégrer ces innovations à son site. C’est ce que propose Julien Hervouët, 28 ans, avec le tchat. Tout le monde connaît cet outil de discussion instantanée. Mais, dans l’e-commerce, il devient un formidable outil de service clients et après-vente pour aider l’internaute en rade.

L’idée d’iAdvize est venue à ce diplômé en gestion quand il travaillait dans une start-up proposant aux particuliers de créer leur boutique en ligne. Licencié en septembre 2009, il s’associe avec un informaticien free-lance rencontré au boulot : «Je concevais les fonctionnalités, il codait.» Les deux compères sortent rapidement une version imparfaite pour valider le concept à moindre coût (10.000 euros). Malin, Julien utilise un compte Twitter en sommeil pour poster des avis sur l’e-commerce : «Lorsque j’ai parlé de mon concept, les pros qui me lisaient ont vite été intéressés.» De quoi se faire un listing de prospects. Créée en avril 2010, l’entreprise compte 400 clients, dont la Fnac, et a levé 300.000 euros auprès de Kima Ventures, le fonds d’investissement de Xavier Niel.

Notre conseil : pour trouver des idées, faites une veille sur les meilleurs blogs généralistes (TechCrunch, FrenchWeb.fr, SmashingMagazine) et spécialisés (Capitaine commerce, -Ziserman, FredCavazza.net).

Proposer des services aux entreprises qui ouvrent leurs pages sur Facebook

Vingt millions de Français inscrits sur Facebook ! Impossible pour une marque d’être absente du plus célèbre des réseaux sociaux. «Cela fait émerger un tas de nouveaux business», note Jean-François Ruiz, de l’agence webmarketing PowerOn. Se lancent ainsi des sociétés pour créer les pages et les applications Facebook, gérer le contenu, converser avec les fans ou modérer leurs ardeurs. A ce marketing sauce Zuckerberg va s’ajouter, de plus en plus, de la vente. En France, Josué Solis y sera pour quelque chose. Ce diplômé de l’ISC propose depuis septembre aux sites d’e-commerce d’installer sur leur page Facebook une «vitrine» pour écouler leurs produits.

«Fin 2009, j’ai découvert sur TechCrunch la présentation d’une expérience de ce genre aux Etats-Unis», raconte ce jeune homme de 29 ans, qui a décidé de se lancer sans étude de marché ni équipe pléthorique : «Développé le soir et le week-end pendant quatre mois par mon frère informaticien et deux de ses amis, le prototype ne nous aurait pas coûté cher si on s’était plantés.» Aucun démarchage non plus, un simple communiqué envoyé au blog TechCrunch. Gratuit, l’outil séduit vite des enseignes comme Naf Naf, Kiabi ou Eram. Depuis l’équipe a créé Boosket, obtenu 200.000 euros de capital-investisseurs, commencé à facturer ses prestations et déjà revendu son bébé plusieurs millions d’euros au portail spécialisé d’e-commerce, 24h00.

Notre conseil : présentez votre projet aux pros lors d’événements «networking» comme le Webdeux et la Startup Academy (Paris), le BarCamp (Bordeaux), ¬Atlantic 2.0 (Nantes), RivieraCube (Sophia-Antipolis).

Développer des applis et des services destinés aux smartphones

Il se vendra bientôt autant de smartphones que de portables classiques (environ 12 millions de chaque en 2011). Cela génère de nombreux créneaux lucratifs : concevoir des applications pour les entreprises, les aider à mettre ces logiciels en valeur sur l’App Store… ou lancer ses applications sur des secteurs vierges (oubliez les jeux !). Consultant marketing, Yann Casanova a ainsi créé une appli pour héberger toutes ses cartes de fidélité : à la caisse, on présente son mobile au lieu de chercher dans sa collection de rectangles en plastique. Pour développer l’idée, ce diplômé de l’ISG s’est associé l’an dernier à une agence Web, avec laquelle il avait travaillé par le passé. Après déjà 300.000 téléchargements, sa société, Fidall, cherche des investisseurs pour développer de nouveaux services.

Notre conseil : il est possible de trouver des développeurs spécialisés free-lance sur Kodi-Koda.com ou Codeur.com. Les start-up associant un gestionnaire et un ingénieur sont les préférées des investisseurs.

Services aux seniors : de nombreux filons sous-exploités sur ce marché en plein boom

Toutes les trente-sept secondes, un Français passe la barre des 65 ans, soit déjà 10,7 millions de personnes. Ces seniors, dont le pouvoir d’achat a été relativement épargné par la crise, présentent des besoins spécifiques (loisirs, soins et même high-tech, car ils sont encore peu équipés en téléphones mobiles et en PC). «Il existe de nombreux filons sous-exploités», confirme Sophie Schmitt, du cabinet Seniosphère. Dans la distribution, les produits multimédias ciblés et, surtout, dans les services à domicile.

Accompagner le succès des franchises de services à domicile pour les seniors

Avec 2 millions de plus de 85 ans attendus en 2015 contre 1,3 aujourd’hui, l’aide à domicile (toilette, repas, ménage, courses…) a de l’avenir. Cette croissance profite déjà aux réseaux de franchise bien installés, comme Coviva et ¬Domidom. Benjamin Martin, 27 ans, ancien cadre commercial chez Carrefour, a intégré ce dernier l’an passé. «Je voulais rejoindre une structure qui détienne l’agrément qualité pour travailler avec les plus de 60 ans dépendants», explique-t-il. Ce Nantais d’origine s’est installé à Cholet, dans un 70 mètres carrés à 450 euros par mois. Les premiers clients ? «Ce n’est pas en distribuant des prospectus qu’on les trouve, mais en se faisant recommander par des prescripteurs», assure-t-il. Signez ainsi une convention avec la caisse d’assurance retraite (Carsat) de votre région, qui finance le maintien à domicile (18,80 euros par heure pour le prestataire). Benjamin Martin vise 450.000 euros de chiffre d’affaires d’ici deux ans (la moyenne du réseau Domidom) et une rentabilité de 7%. Il compte ouvrir d’autres agences dans le Grand Ouest. Au bout de sept ans, chacune se revendra au moins 250.000 euros.

Notre conseil : avec un apport de 40.000 euros, vous pouvez ouvrir une franchise Domidom. Contactez Bruno Chrisostome, responsable du développement (b.chrisostome@domidom.fr). Pour rejoindre Coviva, prévoyez 17.500 euros d’apport et contactez Didier Zaique, directeur du réseau (04.73.14.95.11 ou zaique.didier@coviva.fr).

Emprunter aux Anglo-Saxons l’idée des réseaux -sociaux pour les plus de 50 ans

Les «Silver Surfers», ou internautes aux cheveux gris, ont du temps, de l’argent et cherchent à sortir de leur isolement. Une cible idéale pour les réseaux sociaux façon Facebook. Eons.com, aux Etats-Unis fait figure de précurseurs. En France, Beboomer.com, réservé aux 45 ans et plus, est un site qui permet de se constituer un réseau (virtuel) d’amis ou de rechercher un emploi. Encore plus ciblé, Super-grandparents.com, lancé en 2008 pendant son congé maternité par Christelle Levasseur, avec une mise initiale de 20.000 euros, met en relation des retraités qui souhaitent adopter virtuellement des petits-enfants et des familles en mal de lien -social. Grâce à un système d’abon¬nement (jusqu’à 145 euros par an) et à ses 15.000 inscrits, l’affaire est déjà rentable. La fondatrice du site, une ancienne journaliste de «Micro Hebdo», vise 150.000 euros de chiffre d’affaires cette année.

Notre conseil : inspirez-vous des succès américains (tapez «Best websites for seniors» dans Google). Il faut environ 10.000 euros pour développer un site. Pour le faire connaître, imitez Christelle Levasseur, qui a proposé des jeux concours ou des opérations de co-branding au journal «Notre Temps».

Répondre aux besoins des personnes souffrant de troubles de la mémoire

Au départ, Philippe Guil¬laume, 51 ans, ex-commercial dans l’électronique, voulait monter un cabinet de formation pour managers. Mais, quand l’un de ses amis lui a montré le petit magnétophone avec bande préenregistrée qu’il avait imaginé pour sa maman qui souffre d’Alzheimer, il a changé d’avis. Avec ce petit appareil aide-mémoire vocal qui rappelle aux personnes souffrant de troubles cognitifs qu’elles doivent aller à la poste ou débrancher le grille-pain, Philippe Guillaume s’est dit qu’il tenait une bonne idée pour aider le 1,3 million de Français touchés par ce fléau. Sur la base d’un brevet déposé en France (à l’Inpi, cette démarche vous coûtera 660 euros), il fait fabriquer ses appareils par un prestataire chinois déniché sur Internet, puis les revend une centaine d’euros, sous la marque Mem X, dans plus de 200 points de vente en France et à l’étranger. Installé sur le plateau de Saclay, il a reçu le soutien logistique, ainsi qu’un prêt de 40.000 euros, de la pépinière Scientipôle Initiative. Cette année, il va atteindre l’équilibre et 250.000 euros de chiffre d’affaires. Il détient toujours 70% du capital.

Notre conseil : pour trouver des distributeurs intéressés par vos produits, n’hésitez pas, comme le patron de Mem-X, à écumer les salons des services à la personne, les forums de pharmaciens ou Autonomic (le salon du handicap) et Geront Expo. Prix d’un stand : de 4.000 à 6.000 euros selon les salons. Contactez par ailleurs les associations Asipag (09.72.16.41.32) ou Sol’iage (01.60.19.22.70), qui pourront vous aider à évaluer les besoins du marché.

Profiter de l’appétit du marché pour les études marketing sur les attentes des retraités

De directrice commerciale chez McDonald’s en République tchèque au conseil en marketing senior à Paris, il y a un sacré gouffre. Que Sophie Schmitt, 45 ans, n’a pourtant pas hésité à franchir. «En 2006, j’ai rencontré ma future associée, Cristelle Ghekiere, qui revenait des Etats-Unis où il existait déjà énormément d’études marketing spécifiques sur les seniors… On s’est dit qu’il y avait une vraie place à prendre en France sur ce créneau», raconte cette diplômée de l’EM-Lyon. Elles ont démarré Seniosphère avec 25.000 euros (essentiellement investis en relations publiques), en étant hébergées par Paris Pionnières, l’incubateur réservé aux femmes, qui avait sélectionné leur projet. Très vite, les 3 Suisses, puis les supermarchés Cora et enfin BNP Paribas leur ont commandé des études. Pour renouveler leurs prestations, nos deux consultantes se rendent fréquemment en Asie et aux Etats-Unis afin de rencontrer des industriels et découvrir les dernières innovations. Elles comptent désormais 9 salariés et visent 700.000 euros de chiffre d’affaires cette année.

Notre conseil : il reste des places à prendre sur ce marché, notamment dans le conseil en communication ciblé sur les seniors. La grande distribution, entre autres, s’intéresse aux retraités et va ¬commander des études pour lancer des supermarchés adaptés (avec allées élargies, étiquettes en gros caractères, rayons ¬faciles d’accès…), comme il en existe déjà en -Allemagne et aux Etats-Unis.

Anticiper la forte demande des soins à domicile faute de places dans les hôpitaux

La fameuse T2A (tarification à l’activité) mise en place en 2007 incite les hôpitaux à vider les lits le plus vite possible. Il y a donc un boulevard pour les sociétés qui se spécialisent dans les soins à domicile. Et vous pouvez en profiter même si vous n’avez pas de connaissances médicales : les vraies compétences requises se trouvent du côté de l’embauche d’infirmières et de l’achat de matériel médical. C’est ce qu’a compris Gérald Vignal, un autodidacte de 53 ans venu de l’industrie pharmaceutique. Dès 2004, il a lancé Studiosante, spécialisé dans les perfusions à domicile, avec 60.000 euros et des locaux de 70 mètres carrés à Villeurbanne. Sa plus grosse difficulté : convaincre l’assurance-maladie de signer une convention avec lui. Il a dû démontrer qu’il travaillait avec du personnel qualifié, disposait du matériel adapté et des ressources financières nécessaires. Ensuite, il a démarché les centres hospitaliers, qui ont testé ses services avant de lui envoyer régulièrement des patients. En 2011, son chiffre d’affaires atteindra 2,4 millions et sa marge nette 20%.

Notre conseil : pour vous lancer dans la prestation de soins à domicile, associez-vous avec une infirmière de coordination, installez-vous à proximité des hôpitaux et démarchez pour vous faire connaître des chefs de service, des médecins traitants et des pharmaciens. Ce sont vos futurs prescripteurs.

Proposer aux maisons de retraite des produits et des services innovants

«Sur Internet, j’ai découvert ce que l’on appelle les gérontechnologies», relate Christophe Martin, un Messin de 40 ans. Beaucoup de ces produits et services, développés par des ingénieurs dans leur coin, sont peu ou mal distribués, constate-t-il. Ses réflexes d’ancien vendeur chez IBM le poussent alors à monter une société pour les diffuser. Il s’est lancé début 2010 avec 15.000 euros pour créer le site www.sensatys.com. Il s’est ensuite déplacé en région pour nouer des partenariats avec cinq fournisseurs, parmi lesquels la Borne Mélo, concepteur d’un juke-box pour seniors, et E-Sidor, fabricant de PC simplifiés. Ses clients ? «Les maisons de retraite et des collectivités locales, à qui je propose l’installation et le support technique des produits», précise-t-il. Il vise cette année 90.000 euros de chiffre d’affaires. De son côté, Gautier Lictevout, 35 ans, ancien chef de produit chez BMW France, a eu une idée -similaire, mais pour un seul produit : les traceurs GSM. Sa société, Geotraceur, vend aux établissements de santé des pendentifs équipés d’une puce. Ils permettent à un proche ou à un aide-soignant de géolocaliser un senior en détresse au mètre près, via un simple SMS envoyé à ce bijou high-tech. Il a démarré avec 10.000 euros en 2008 et table sur 750.000 euros de ventes cette année.

Notre conseil : pas besoin d’être un pro de la technique pour commercialiser des traceurs GPS sous forme de pendentifs ou de montres (entre 40 et 50 euros pièce en moyenne). Il existe des fabricants en Europe de l’Est et en Chine (allez sur Alibaba.com pour trouver un fournisseur). Le marché est en forte croissance, à destination des seniors… mais aussi des flottes de véhicules, des animaux de compagnie et des enfants.

Exploiter le temps libre des retraités pour leur vendre des loisirs et de la culture

Pas un euro d’apport personnel ! Il y a cinq ans, âgé de 21 ans et étudiant à l’Essec, Nicolas Hurtiger choisissait de créer, au sein de l’incubateur de son école, une société proposant des loisirs aux seniors (sorties au théâtre, parties de Scrabble …). Il a ainsi démarré Senior Compagnie sans y aller de sa poche, mais avec 85.000 euros d’investissement (20.000 euros de prêt étudiant, 50.000 euros d’emprunt classique et 15.000 euros reçus en participant au concours de Paris Entreprendre). Sa première agence, il l’a ouverte dans le XVe arrondissement de Paris, un quartier cible, en louant 35 mètres carrés à 2 000 euros par mois. Le lauréat du concours Petit Poucet en 2008 détient désormais deux agences en propre et en chapeaute six en franchise. Il prévoit 1 million d’euros de chiffre d’affaires cette année.

Notre conseil : il existe 24 concours pour créateurs d’entreprise à l’échelle nationale, et de 5 à 10 propres à chaque région (liste sur www.apce.com). Privilégiez ceux dont les lauréats bénéficient d’un accompagnement par un chef d’entreprise expérimenté : il vous ouvrira beaucoup de portes et multipliera vos chances de réussite. Pour remplir les dossiers de candidature souvent fastidieux (synthèse du projet, plan de financement à cinq ans…), faites-vous aider par la chambre de commerce.

Article du magazine Management 

Publié dans Idées

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Lucas 30/12/2015 13:20

Intéressant , me concernant , j'ai pu trouvé une activité en ligne qui m'aille parfaitement sur le site de Franck de gagnersonargent! C'est avec ça que je fait vivre ma famille!!!