100 nouvelles idées de business pour s’enrichir (4e partie)

Publié le par lereyseau

Loisirs - culture : encore beaucoup de créneaux inexplorés

Créé en 2004 à Marseille, Digitick est devenu le leader européen de la billetterie électronique (matchs, concerts, musées). En janvier dernier, Vivendi en a pris le contrôle pour… 45 millions d’euros. Comme quoi la culture, le tourisme et le sport regorgent de filons.

Acheter et rénover des hôtels vieillissants, et les revendre avec une plus-value

Sur 15.000 hôtels indépendants, les deux tiers ont besoin d’un lifting : déco, confort, accès pour handicapés… Un cauchemar pour les propriétaires proches de la retraite, mais une aubaine pour tout repreneur prêt à investir un peu d’argent dans la rénovation. En province, un deux-étoiles sans restaurant de 20 chambres, avec 60% de taux d’occupation, réalise en moyenne 300.000 euros de chiffre d’affaires et 75.000 euros de bénéfices, à condition de limiter le personnel (deux femmes de chambre à mi-temps) et d’assurer la réception. Ex-chargé d’affaires dans une banque, Jean-Marc Andréo, 52 ans, a ainsi racheté un hôtel à Tarbes, 500.000 euros, dont 280.000 apportés par lui et des amis. Dans cinq ans, il espère le revendre 700.000 et recommencer avec un hôtel plus gros. «Il reste beaucoup d’opportunités», confirme Richard Livet, responsable du tourisme chez Oséo.

Notre conseil : ne pas se lancer sans étude de marché (l’établissement doit «tourner» assez bien pour financer a rénovation) et recourir à un cabinet de transactions spécialisé, comme Axxis.

Produire les œuvres des nouveaux talents qui font le buzz sur Internet

Dénicher des artistes sur le Web et lancer pour de bon ceux qui ont conquis un public en ligne : éprouvée dans la musique (My Major Company) et le cinéma (Touscoprod), la démarche consistant à diffuser un contenu gratuit, puis à le rendre payant en cas de succès, peut se décliner dans d’autres domaines. Sur le site de Manolosanctis, éditeur de BD né il y a dix-huit mois, plus de 1.100 auteurs partagent ainsi leurs œuvres. «Seuls ceux qui font l’unanimité sur le site sont édités (déjà quatre titres en librairie)», explique le fondateur, ¬Arnaud Bauer, 29 ans. Ce Centrale Nantes a démarré sans un euro mais a vite attiré des investisseurs (déjà 1 million d’euros levés). De 200.000 euros en 2010, son chiffre d’affaires devrait grimper à 1 million en 2012.

Notre conseil : contacter la Société des investisseurs des rives de Seine, qui croit à ces projets mariant culture et Web.

Créer des sites marchands de matériel de sport spécialisés par discipline

A priori, le marché des articles de sport semble bien irrégulier (+ 20% en 2010 après deux années de baisse). Mais cela cache le dynamisme des ventes en ligne, qui atteindront bientôt 10% de part de marché. Et, sur Internet, il est possible d’exister au côté des géants de l’enseigne multisport, comme Décathlon, en ouvrant des boutiques spécialisées dans des disciplines non encore couvertes.

C’est l’expérience de Frédéric Azuelos dans le golf, sa passion : «J’ai constaté que chaque marque vendait du matériel sur son site, mais qu’il n’y avait pas de plate-forme commune», raconte cet ex-revendeur de matériel informatique de 44 ans. Créé avec 10.000 euros en 2005, son magasin en ligne, Monsieurgolf.com, dont il détient 80% du capital avec son associé, devrait réaliser 2 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année.

Dans les loisirs nautiques, même constat d’Olivier Albahary, 28 ans, qui a investi 80.000 euros en 2008 pour fonder le premier comparateur de location de bateaux. Avec 700 loueurs et 4 200 bateaux référencés sur 100 destinations, GlobeSailor (6 salariés) a engrangé 300.000 euros de commissions l’an dernier.

Notre conseil : cibler la clientèle féminine, actuellement la plus dynamique sur ce marché, et se spécialiser dans les sports émergents dont les amateurs ne sont pas encore servis par la grande distribution : kin-ball, roller derby…

Surfer sur la mode du camping en version écolo et haut de gamme

Le camping se porte bien, surtout dans le haut de gamme (+2,6% de fréquentation l’an dernier selon l’Insee) : les versions écolos dans des sites préservés sont de plus en plus prisées. Une tendance que Philippe et Céline Bossanne avaient beaucoup appréciée au Canada, où ils étaient expatriés, et qu’ils ont adaptée chez nous depuis 2004 avec Huttopia  : six campings (dont deux près de Paris, à Versailles et Rambouillet) implantés dans une nature intacte sur des terrains loués aux communes.

Pas de mobile homes mais des chalets (140 euros la nuit pour 6 personnes) ou des cabanes toilées (90 euros). L’investissement ? 2 millions d’euros au minimum à chaque fois, «mais un taux de remplissage de 90% et la rentabilité la troisième année», assure Céline Bossanne. Avec son autre marque plus ancienne, Indigo, et sa centrale de réservation en ligne, ce groupe lyonnais gère 16 campings pour 8,3 millions d’euros de chiffre d’affaires

Notre conseil : ces projets chics convainquent facilement les antennes régionales d’Oséo (prêts à la création), qui ont soutenu Huttopia.

Imiter le concept d’un magasin à succès dans un domaine inattendu

Ancienne de la villa Médicis, à Rome, Lorraine Dauchez, 38 ans, a imaginé en 2008 un nouveau concept de magasin : «Le Nature & Découvertes de l’art», comme elle le décrit. Reproductions, objets design, produits dérivés des musées, accessoires de mode, jeux, livres, œuvres originales de jeunes artistes… Avec 4.000 références, les trois boutiques Arteum réaliseront cette année 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. Actionnaire principale avec son associé Stéphane Duc, un ancien d’Habitat, Lorraine Dauchez a déjà levé 3,5 millions d’euros auprès de fonds d’investissement.

Notre conseil : dans ce secteur, l’emplacement est décisif. Ainsi, Arteum devrait ouvrir en -août une quatrième boutique au Carrousel du Louvre.

Organiser des soirées dans de nouveaux lieux de fête décalés

Un concept parisien facile à imiter en province : lors d’une réception à bord d’une péniche sur la Seine, Christophe Sébile, un ancien maître d’hôtel de 40 ans, a imaginé faire la même chose… dans un bus. Autoentrepreneur depuis janvier 2010, il a convaincu un autocariste de lui louer un 32 places aménagé en 8 salons de 4, qui sillonne la capitale pendant trois heures tandis qu’un repas froid est servi aux convives. Moyennant 25 à 55 euros, les clients de Resto’ Bus – fêtes d’entreprises, goûters d’anniversaire pour enfants – affluent. Le chauffeur du projet espère assurer un départ par jour dès la fin de l’année, pour près de 450.000 euros de chiffre d’affaires annuel.

Notre conseil : particuliers et agences d’événementiel raffolent de ce genre de lieux de loisirs décalés. Attention, le créneau de la fête sur roues est déjà occupé à Paris par Soirée bus et par BusDiscothèque (1.390 euros pour trois heures et 40 invités), qui recrute ¬actuellement des franchisés.

Article du magazine Management

Publié dans Idées

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